CLOUD NOTHINGS – Retour sur un Album Pop Noise !

Indie pop punk – Carpark records

11 ans déjà que Cloud Nothings nous baladent dans les méandres de leurs expérimentations entre indie et punk teenage. Spontané et accessible (on pense aux premiers essais du groupe, ou encore à Life Without Sound) d’autres fois plus noisy, sombre et tortueux comme sur Last Building Burning. Avec The Shadow I Remember, Cloud Nothings donne l’impression de poursuivre ses pérégrinations, sinuant à travers leur courte histoire, s’essayant à la synthèse d’une décennie de musique et de tournées.

Le nouvel album de Cloud Nothings : The Shadow I Remember se veut plus pop, à revers de leur dernière sortie. Ici les mélodies sont accrocheuses, la rugosité noise de Last Building Burning mise au placard pour des refrains plus catchy, une production moins agressive (on retrouve Steve Albini aux manettes, producteur de l’Everest du groupe, Attack on Memory). On retrouve en revanche les gimmicks qui font la signature du groupe, les riffs rageurs, la rythmique toujours aussi ciselée et à même de s’emballer à tout moment. Surtout la gouaille à fleur de peau de son leader et parolier, Dylan Baldi est toujours présente. Celui-ci ne cesse de s’autoquestionner sur sa place dans ce monde tout au long de l’album « The world I know has gone away » en guise d’introduction (assez prémonitoire pour un album enregistré en février 2020), ou encore « Am I something ? Do you see me ? Does anybody living out there really need me ?» sur le single de l’album Am I Something.

Avec 30 minutes au compteur, Cloud Nothings ne perd pas son temps et distille plusieurs titres accrocheurs. Le premier coup d’éclat dès la 2e piste Nothing Without You  avec ce fringuant partage de micro et de refrain, rare dans la discographie de Cloud Nothings, qui fonctionne à merveille entre la voix éraillée de Dylan Baldi et celle cristalline de Macie Stewart. Dans la foulée, The Spirit Of tente de nous noyer sous les coups de boutoir vocaux ou encore A Longer Moon et sa montée en intensité que l’on aurait aimé voir se prolonger sur plusieurs minutes. The Room it Was clôt parfaitement l’album avec une énergie folle, et une conclusion vociférée par Dylan Baldi qui donne son titre à l’album.

Cet album est un roc de plus déposé par le torrent Cloud Nothings dans l’univers indie-punk. Accessible dès sa première écoute mais avec un goût de revenez-y propre à ces albums qui savent dévoiler des arrangements nouveaux au fil des écoutes. Le groupe déroule selon une recette qu’il maîtrise et ne semble pas prêt à se départir de ses désordres post-adolescents. On prend rendez-vous au prochain méandre pour la nouvelle variation proposée par Cloud Nothings.

A.D.

Clip de Am I Something

TO FOLLOW

https://cloudnothings.bandcamp.com/

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